Quoi faire ?

Bien souvent, les malheureux associés des SCA, payent les charges demandées, par craintes de poursuites . Certains qui ont essayé de ne pas payer les charges agressivement demandées par des sociétés de contentieux, ont fini par accepter de payer, pensant que c'était un moindre mal.
Mon opinion n'est pas celle la. Tant que vous acceptez de payer, vous vous éloignez de la recherche d'une solution. Vos parts ne sont pas vendues, et ne le seront jamais à coup sur. Souvent ce sont des retraités qui ont des enfants ou des neveux. Ces derniers sont bien souvent dans l'ignorance de la situation. Ce n'est que bien plus tard qu'ils découvriront l'horreur de la situation, bien après la succession. Ce n'est certainement pas un cadeau à leur faire que de les laisser dans cette situation d'ignorance.
Si vous avez des héritiers, il est préférable de se concerter avec eux sur l'attitude à adopter, de manière à ne pas se retrouver seuls avec les menaces du gérant de la SCA (ici clubhotelmultivacances).
Enfin, les associés qui refusent de payer sont très nombreux, et ne se laissent pas intimider par des menaces de voyoux. Les sociétés de contentieux qui servent d'intermédiaire éventuellement entre clubhotel et vous, n'ont aucun pouvoir. Elles n'hésitent pas à proférer des menaces à cause de cela, et elles le font à la demande de leur commanditaire: le gérant de votre SCA. Ce qui laisse à penser sur la véritable volonté du gérant qui n'est certainement pas de négocier. Pour lui vous êtes une vache à lait, ou une poule aux œufs d'or si vous préférez.


Ce qui doit être cherché, est la sortie de la SCA:
Donc continuer à payer, c'est la certitude de ne pas sortir.
Pour sortir, il n'y a qu'un moyen, demander au tribunal de sortir puisqu'il est impossible de trouver un acquéreur. Pourtant la jurisprudences jusqu'à présent dit que cette impossibilité n'existe pas. Il faut arriver à faire infléchir cette jurisprudence. Pour cela la multiplication des demandes par le biais du judiciaire est nécessaire. depuis plus de vingt ans que les mauvaises périodes ne trouvent pas d'acquéreur, les tribunaux vont bien finir par le reconnaitre eux aussi.

La nouvelle loi du 22 juillet 2009 donne la possibilité de sortir. Ainsi, si vous n'avez plus de revenus suffisants pour payer vos charges, il faut demander la sortie de la SCA sans hésiter. De même, après avoir gardé des éléments matériels de vos démarches de recherche d'acquéreur qui sont restées vaines, vous pouvez aussi demander la sortie. Il y a d'autres motifs comme le handicap, la maladie, le grand age, et aussi pourquoi pas : vous n'avez plus l'usage de vos droits attachés à vos parts, et comme la SCA ne cherche pas à faire vendre vos parts par une vente forcée et que vous n'avez pas trouvé d'acquéreur, la sortie pour juste motifs s'applique à vous.


Les risques si on ne paye plus les charges:
Les probabilités peut-être seraient plutôt de perdre. Mais le tribunal condamne le porteur de parts à payer, sans procéder à la saisie des sommes réclamées sur les comptes. Il rappelle qu'il faut payer, mais que tant que toutes les charges ne seront pas payées, l'associé ne pourra entrer en jouissance de ses droits d'occupation de sa période. Les dépends sont de quelques centaines d'euros au pire. Si les revenus sont modestes, le tribunal ne prononcera jamais la saisie sur les pensions ou salaires, l'insolvabilité sera constatée. Et si la saisie est prononcée, vous n'aurez pas payé beaucoup plus que si vous aviez accepté de continuer à payer. En ce qui me concerne, malgré ma défaite en appel, je continue à refuser de payer.
Mais je me prépare aux prochaines poursuites.


La méthode:

Je rappelle qu'au tribunal d'instance, un avocat n'est pas obligatoire. Mais il peut-être intéressant d'en utiliser un si vous ne vous sentez pas capable de constituer un dossier. cependant s'il ne préconise pas la méthode ci-dessus, ses honoraires ne vous serviront à rien. Vous pouvez cependant communiquer sans avocat, vos pièces à l'avocat de la partie adverse (copies de lettres etc.) et au Greffe du tribunal, écrire un mémo dans lequel vous exposez vos arguments que vous communiquez bien sur à l'avocat de la partie adverse et au greffe du tribunal d'instance. A l'audience, vous n'aurez qu'à relire votre argumentaire, sans vous préoccuper de votre ignorance des textes, les juges sont là pour cela, ils compareront vos arguments à la lumière des lois concernées. Ce qui comptera ce seront vos éléments et les statuts de la SCA.